Reconversion professionnelle : les dispositifs qui existent
Compte personnel de formation, projet de transition professionnelle, formations préalables au recrutement, bilan de compétences : un tour d’horizon des dispositifs de reconversion, selon que l’on est salarié ou sans emploi.
Changer de métier n’est plus un parcours d’exception. Plusieurs dispositifs publics accompagnent la reconversion, chacun avec ses conditions. Le bon choix dépend d’abord de votre statut, salarié ou sans emploi, puis de la durée et du coût de la formation visée.
Commencer par un bilan, si le projet est flou
Le bilan de compétences aide à définir un projet réaliste à partir de votre expérience et de vos contraintes. Il peut être financé par le compte personnel de formation. Il est utile quand on sait qu’on veut changer sans savoir vers quoi ; il est superflu quand le métier visé est déjà clair.
Si vous êtes salarié
- Le projet de transition professionnelle permet, sous conditions d’ancienneté, de suivre une formation longue en conservant une rémunération, pour changer de métier.
- Le compte personnel de formation finance des formations certifiantes, en dehors ou pendant le temps de travail selon l’accord de l’employeur.
- Le plan de développement des compétences de l’employeur peut couvrir une évolution interne vers un autre poste.
Si vous êtes sans emploi
- La prise en charge par France Travail d’une formation validée dans votre projet, éventuellement complétée par la Région.
- Les formations préalables au recrutement, lorsqu’un employeur s’engage à vous embaucher à l’issue.
- Le compte personnel de formation, mobilisable pour une certification, seul ou en complément.
- Les actions qualifiantes courtes commandées par la Région ou France Travail sur les métiers en tension.
Choisir la formation la plus courte qui mène au métier
Une reconversion réussie n’est pas la plus ambitieuse, c’est celle qui aboutit à un emploi. Dans la plupart des cas, une action qualifiante de quelques semaines suffit pour entrer dans un secteur qui recrute. Les cursus longs se justifient pour des métiers réglementés ou des projets très précis.